Pierre-William Glenn à propos de Cette femme là

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J'ai volontairement coupé certains passages trés techniques. Retrouvez le texte intégral ici.
J'ajouterais simplement que cette article est un trés bon compltement à l'interview de Pierre-William Glenn disponible sur le DVD de Cette femme-là
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Cette femme-là est le film noir par excellence et la demande implicite était de travailler spécifiquement sur les contrastes, les couleurs émergentes, la pénombre et les densités.

Nous voulions être proches d’un rendu classique photochimique tout en soulignant et renforçant les effets du travail initial de construction de l’image. L’autre aspect passionnant est la réinterprétation de situations particulières. Par exemple une nuit dans les sous-bois n’est éclairée que par la lune. Cette gageure devient une situation amusante à prolonger grâce à l’étalonnage numérique : comment garder une image suffisamment brillante dans une pénombre éclairée pleine face. Comment garder l’esthétique d’une séquence sous la pluie, principalement éclairé en contre-jour par un rayon de soleil, sans pour autant en faire une séquence heureuse...

Notre metteur en scène, très précis, est intervenu à tous les aspects de la postproduction ; il est venu pour juger chaque bobine sur le DLP dès qu’elle nous plaisait.
Notre interprétation à été jugée bonne pour 90 % des propositions une fois que nous avons intégré ses lubies de mouvement et de cadre (nous avons rectifié numériquement plusieurs mouvements de caméra, et recadré quelques autres) et de lumière (atténuation de certaines sources de lumière apparentes et gommage des halos).

Pour nous nous deux, Cette femme-là fut une aventure passionnante créatrice et heureuse. Pour Aude, il incarne au mieux deux ans d’expériences (et de larmes...) au sein d’Eclair, d’un travail qu’elle trouve de plus en plus passionnant, pour moi ce film est à mettre dans la famille de La Nuit américaine, de Série noire et de Coup de torchon, des oeuvres qui ont infléchi tant ma manière de penser mon métier de directeur de la photographie que ma propre vie.

Pierre-William Glenn